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Glossaire de l’aromathérapie

Dernière mise à jour : 13 mai 2026

Les étiquettes et fiches techniques d’huiles essentielles sont remplies de sigles et de termes techniques. Ce glossaire vous donne une définition simple de tous les termes que vous croiserez sur ce site.

A

Aromathérapie

Utilisation thérapeutique des huiles essentielles, par voie cutanée, atmosphérique ou (sous contrôle médical) orale. À distinguer de la « parfumerie », qui n’utilise pas nécessairement des extraits 100 % naturels.

C

Chémotype

Une même plante peut produire des huiles essentielles aux compositions chimiques très différentes selon son lieu de culture, son climat, son sol et la période de récolte. Le chémotype désigne la molécule dominante de l’huile (par exemple Rosmarinus officinalis CT camphre, CT verbénone ou CT cinéole). Un romarin à camphre ne s’utilise pas comme un romarin à verbénone.

D

Dilution

Mélange d’une huile essentielle dans une huile végétale avant application cutanée. Exprimée en pourcentage (1 %, 3 %, 10 %, 20 %). Voir notre guide du débutant pour les repères.

Distillation à la vapeur d’eau

Procédé d’extraction le plus courant : la vapeur traverse la matière végétale, entraîne les molécules aromatiques, puis se condense pour séparer l’huile essentielle de l’eau (qui devient l’hydrolat).

E

Expression à froid

Procédé d’extraction utilisé pour les huiles essentielles d’agrumes (citron, orange, mandarine…). Les zestes sont pressés mécaniquement à froid. Le produit obtenu est techniquement une essence, mais l’usage courant l’appelle aussi « huile essentielle ».

H

HEBBD

Huile Essentielle Botaniquement et Biochimiquement Définie. Label qualité non officiel garantissant que l’huile a été identifiée botaniquement (nom latin précis, partie distillée, origine) et analysée biochimiquement (chromatographie). En pratique, c’est l’une des meilleures garanties de traçabilité que l’on puisse trouver sur une étiquette.

HECT

Huile Essentielle ChémoTypée. Mention équivalente à HEBBD mettant l’accent sur l’identification du chémotype. Les deux sigles sont à peu près interchangeables : ils certifient qu’il s’agit d’une huile pure, naturelle, dont la composition est connue.

Huile végétale (HV)

Huile grasse extraite d’oléagineux (amande, noyau d’abricot, coco, jojoba…). Sert de support de dilution pour les huiles essentielles, qui ne se mélangent pas à l’eau. Voir notre guide des huiles végétales.

Hydrolat (ou eau florale)

L’eau récupérée à la fin de la distillation, chargée en molécules aromatiques solubles. Beaucoup plus doux qu’une huile essentielle, l’hydrolat convient pour les enfants, les peaux sensibles ou un usage quotidien.

N

Nom latin (ou binôme botanique)

Identifiant scientifique d’une plante (genre + espèce), par exemple Lavandula angustifolia pour la lavande vraie, à distinguer de Lavandula latifolia (lavande aspic) et de Lavandula × intermedia (lavandin). Indispensable pour ne pas confondre des huiles aux propriétés différentes.

P

Photosensibilisation (ou photo­toxicité)

Réaction cutanée provoquée par l’exposition au soleil après l’application de certaines huiles essentielles (agrumes, surtout bergamote, citron, orange). Évitez l’exposition au soleil pendant 6 à 12 heures après application.

S

Sommité fleurie

Partie supérieure d’une plante herbacée en fleur, distillée pour obtenir l’huile essentielle (cas de la lavande, du romarin, du thym…). Les sommités contiennent la plus forte concentration de molécules aromatiques.

Synergie

Association de plusieurs huiles essentielles dont les effets se renforcent mutuellement. Par exemple, lavande + camomille romaine pour le sommeil, ou ravintsara + eucalyptus radié pour les voies respiratoires.

V

Voie cutanée

Application sur la peau, toujours diluée. C’est la voie la plus utilisée en aromathérapie familiale.

Voie orale

Ingestion d’huile essentielle, à réserver aux prescriptions de professionnels de santé formés à l’aromathérapie. Ne pas pratiquer en automédication.